Ça y est, c’est fini…

La déferlante des vœux a pris fin… il est temps de présenter les nôtres !!!

Que s’est-il passé ?
Qu’a-t-on pu observer dans l’abondante littérature des vœux 2019 ?

Une aspérité, une petite chose, un rien du tout qui pourtant mérite d’attirer notre attention.

Une large proportion des courriels de vœux sont clos par la formule « belle année ».
2019 s’annonce « belle » !
Finie l’ère du « bon », voici venir l’ère du « beau ».

Comment lire cette tendance ?
S’agit-il d’une simple variation de surface qui n’aurait pas de sens propre ?
Une sorte d’emballage qui cache le même cadeau…

Ou s’agit-il de l’expression d’une société marquée par le règne de l’apparence, de l’absolue nécessité du « photo-shopping », d’un signal clair envoyé de la galaxie Instagram : le « beau » l’a emporté sur le « bon » !

On peut mourir par une très belle journée de printemps ; mais à choisir nous préférerions vivre une bonne journée dans un novembre pluvieux !!
Avoir la « belle vie » transpire la superficialité de la condition.
L’antique philosophie nous enjoignait, elle, à rechercher la « vie bonne ».

Dire d’une femme qu’elle est « belle » peut encore être perçu comme un compliment.
Mais à l’époque de MeToo qui s’aventurerait à dire …. C’est vraiment autre chose non ?!

Oui, les mots nous renseignent sur les processus cognitifs sous-jacents…

Qu’elle soit belle ou bonne, 2019 sera, et vous demandera d’être encore plus attentif à ce que disent les gens.

Et ces gens-là monsieur – comme disait l’autre – seront attentifs à ceux qui les comprennent.