Quel modèle de management peut rendre une entreprise capable d’anticiper et de s’adapter en permanence ?

Luc Ferry disait récemment : “L’économie moderne fonctionne comme la sélection naturelle chez Darwin : dans une logique de compétition mondialisée, une entreprise qui ne s’adapte pas et qui n’innove pas presque chaque jour est vouée à disparaître” .

Dans l’édition 2013 de l’IBM Global Survey qui interpelle les 1000 premiers dirigeants de l’économie mondiale se trouve cette affirmation : la première compétence d’une organisation est celle du changement !

Une organisation a-t-elle en elle-même une compétence ?
Si oui comment la mesurer afin de pouvoir agir sur elle ?

Le monde est VUCA – terminologie retenu par le MIT :
Volatilité / Incertitude / Complexité, Ambiguïté: voici désormais les caractéristiques du terrain de jeu des entreprises . 
Comment y jouer ?
Quel est donc le modèle qui peut entraîner le management à anticiper, s’adapter, se positionner afin d’être toujours en mesure de remplir son rôle : faire grandir les collaborateurs en assurant ainsi la performance économique et sociale que l’entreprise attend d’eux ?
Quel est le modèle qui facilite cette transformation et en plus qui le fasse rapidement?

Les rapides survivent, les lents meurent !
Comment acquérir la capacité de bouger vite ?
Comment augmenter la capacité d’adaptation et d’engagement des équipes ?
Tout en ayant le devoir de rassurer dans un monde devenu anxiogène…
Car tout ne change pas…
La bonne conduite d’une transformation impose de mettre en avant ce qui ne change pas, ce qui dure.
Le management d’un groupe humain inscrit dans un dessein commun a ses invariants. 

Quels sont- ils ?
Sont-ce des clés de lecture qui permettent d’y voir clair, de guider et d’entraîner ?

 En premier lieu viennent les « racines »
Comme une plante l’entreprise, tous les jours fabrique des racines dont elle se nourrit et qui lui permettent de se développer.
Quelles sont les actions managériales qui permettent de le faire et qui sont en cours dans l’entreprise ?

Puis vient l’ « horizon d’attente »
Tout individu agit dans un espace tendu entre des expériences passées et un futur espéré.
Quelle attention est portée à cet avenir pour chacun et sa compréhension par tous – 60% des salariés français disent ne pas savoir où va leur entreprise !

Suivi de près par la clarification du « rôle et de la responsabilité de chacun »
Le collectif c’est bien, mais ce qui m’intéresse le plus c’est quand même « moi ».

La « bonne circulation de l’info » rassure
On sous- estime souvent la nocivité des rumeurs qui circulent dans une organisation.
Elles ont toutes la même origine, le manque d’attention donnée à la bonne circulation de l’info..

La « qualité des échanges » est un pilier central
Dans un monde VUCA qui va de plus en plus vite je comprends vite que seul je n’y peux pas grand-chose. J’ai besoin d’échanger avec mon manager, mais aussi avec mes pairs, avec les collègues des autres services et plus largement avec ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’ensemble des parties prenantes. 

Et tout cela me permet de revenir vers moi et de saisir les possibilités de « me développer et de me former »
Cet actif immatériel que me procure l’entreprise et qui me rassure pour affronter l’avenir.

Et pour couronner le tout l’ « expression du leadership »
Non seulement dans la personnalité du dirigeant mais aussi dans la qualité de l’équipe qu’il a autour de lui et dans l’authenticité du discours qui décrit la place que veut jouer l’entreprise dans la communauté à laquelle elle appartient.

Ces 7 clés de lecture sont des invariants qui guident les comportements du genre humain au travail – probablement depuis la nuit des temps – même si leurs formalisations étaient d’une autre nature.

Est il possible de les mesurer afin d’apprécier la capacité d’une organisation à change?
Une organisation est ce qu’elle produit…
Une organisation produit ce qu’elle est….
Observons donc avec beaucoup d’attention ce qu’elle produit à travers le regard de l’ensemble de celles et ceux qui y travaillent afin de produire une mesure cartographique objective et légitime des pratiques managériales.

La technologie numérique rend l’exercice facile à mettre en œuvre, peu coûteux, fiable, reproductible …

Les pratiques managériales à conforter et celles à travailler apparaîtront clairement
Le management pourra s’entraîner à exercer dans un monde VUCA et ainsi développer la capacité d’adaptation et d’engagement des équipes …

Il est parfaitement possible de rendre une entreprise capable d’anticiper et de s’adapter en permanence – c’est un travail ordinaire et du quotidien.

Dr Philippe Van den Bulke

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